Menace de mort dans l’indifférence 20 novembre
Il y a quelques jours, ce que l’on appelle un « fait divers » s’est produit à l’université du Mirail, et ce fait, pour être « divers », n’est pourtant pas anodin. Frédéric Cazaux, le référent UMP Facs à Toulouse, a eu le courage - d’autres diraient l’impudence – d’aller sur le campus pour y expliquer les réformes gouvernementales concernant l’enseignement supérieur et en débattre. Crime de lèse-majesté !
Oser aller en territoire adverse, oser parler, oser exprimer une opinion différente de la pensée unique de ce lieu, quel crime ! Oui, quel crime contre la majesté de l’idéologie dominante, qui, depuis si longtemps s’est approprié les lieux, à coups de grèves interminables, de blocages violant la liberté d’étudier, de saccage du matériel de la collectivité, de dégradation continue de l’image de cette université aux effectifs en baisse.
Le jeune audacieux s’est vu menacé d’être passé à tabac jusqu’à ce que mort s’ensuive. Non, vous ne lirez pas dans la presse une ribambelle de communiqués de protestation indignés ; non, aucun défilé ni aucune banderole ne viendra encombrer le pavé ; non, les multiples associations militant pour la liberté d’expression et les droits démocratiques n’élèveront pas la voix. Non, sans doute parce que ce garçon « pense mal »…
Je veux lui dire ici ma sympathie et ma solidarité, le féliciter pour sa force de conviction et de caractère, et l’encourager dans son combat. J’espère - suis-je dans l’illusion ? – que le Président de l’Université prendra, avec l’autorité nécessaire, les mesures qui s’imposent pour que ne se reproduise pas une telle scène, et pour que leurs auteurs ne bénéficient d’aucune indulgence.








