La Fabrique urbaine à l’épreuve d’un cas concret 10 février
L'évolution de l'Ile du Ramier à Toulouse
J’ai salué ici, dans ses principes, la démarche de la « Fabrique urbaine », en ce qu’elle offre la promesse d’une plus grande ambition urbaine, d’une plus forte volonté prospective et d’une cohérence renforcée pour bâtir la ville de demain. En même temps, j’ai souligné que cet exercice pour imaginer la ville à l’horizon de 2030, ne devait en rien freiner les choix d’urbanisme ponctuels que la collectivité doit faire dans le court terme, avouant sur ce point mon inquiétude, tant je trouve la collectivité municipale et intercommunale peu réactive depuis près de 2 ans…
Voici que, sans attendre les conclusions du lourd processus de la « Fabrique », espérées au mieux en 2012, se présente sous nos yeux un cas pratique significatif, de nature à tester la crédibilité du discours ambitieux, et volontiers donneur de sévères leçons, qui sort de la bouche des maitres actuels du Capitole.
La Mairie reprend enfin le projet, que j’avais lancé en 2007, de déménager le parc des expositions dans la zone de Blagnac-Constellation, pour l’agrandir, et d’aménager l’ile du Ramier en zone verte et récréative. En même temps, elle porte un projet de plus de 50 millions d’euros de travaux d’agrandissement du Stadium, pour y augmenter de plusieurs milliers le nombre de places, idée que j’appelais de mes vœux dès septembre 2009. Si on veut être cohérent avec de tels choix d’aménagement, il faut prévoir, pour l’ile du Ramier ainsi remaniée, une desserte, efficace et de qualité, en transports en commun.
D’où ma proposition de faire passer la ligne G du tramway au cœur de l’ile du Ramier, c'est-à-dire par le pont Pierre de Coubertin, contigu au Stadium. Imagine-t-on, à notre époque où chacun se gargarise des principes du développement durable, attirer vers cette ile davantage de personnes, venant de toute la ville, mais aussi des communes de toute l’agglomération, voire de plus loin, et prendre le risque de les faire affluer en voiture, ou celui de les dissuader de venir ?
C’est pourtant ce qui risque de se produire, si la municipalité actuelle s’obstine à imposer un tracé du tramway qui, curieusement, évite l’ile du Ramier !
Or, depuis des semaines, on constate l’accumulation grandissante des inquiétudes et des oppositions de riverains, et la somme des difficultés techniques du projet tel qu’il est envisagé, qui emprunte l’avenue de Muret, le Pont Saint-Michel et les allées Jules Guesdes, ces allées étant déjà desservies par la station Palais de justice du métro.
Aussi, le retour au tracé que j’avais voulu quand j’étais Maire de Toulouse, c'est-à-dire Déodat de Séverac - Pont P. de Coubertin -Récollets serait tout à la fois plus pratique et plus cohérent. Il suffit de cliquer sur les deux cartes ci-dessous et de les consulter pour en être définitivement convaincu !












