La Fabrique urbaine à l’épreuve d’un cas concret

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L'évolution de l'Ile du Ramier à Toulouse

J’ai salué ici, dans ses principes, la démarche de la « Fabrique urbaine », en ce qu’elle offre la promesse d’une plus grande ambition urbaine, d’une plus forte volonté prospective et d’une cohérence renforcée pour bâtir la ville de demain. En même temps, j’ai souligné que cet exercice pour imaginer la ville à l’horizon de 2030, ne devait en rien freiner les choix d’urbanisme ponctuels que la collectivité doit faire dans le court terme, avouant sur ce point mon inquiétude, tant je trouve la collectivité municipale et intercommunale peu réactive depuis près de 2 ans…

Voici que, sans attendre les conclusions du lourd processus de la «  Fabrique », espérées au mieux en 2012, se présente sous nos yeux un cas pratique significatif, de nature à tester la crédibilité du discours ambitieux, et volontiers donneur de sévères leçons, qui sort de la bouche des maitres actuels du Capitole.

La Mairie reprend enfin le projet, que j’avais lancé en 2007, de déménager le parc des expositions dans la zone de Blagnac-Constellation, pour l’agrandir, et d’aménager l’ile du Ramier en zone verte et récréative. En même temps, elle porte un projet de plus de 50 millions d’euros de travaux d’agrandissement du Stadium, pour y augmenter de plusieurs milliers le nombre de places, idée que j’appelais de mes vœux dès septembre 2009. Si on veut être cohérent avec de tels choix d’aménagement, il faut prévoir, pour l’ile du Ramier ainsi remaniée, une desserte, efficace et de qualité, en transports en commun.

D’où ma proposition de faire passer la ligne G du tramway au cœur de l’ile du Ramier, c'est-à-dire par le pont Pierre de Coubertin, contigu au Stadium. Imagine-t-on, à notre époque où chacun se gargarise des principes du développement durable, attirer vers cette ile davantage de personnes, venant de toute la ville, mais aussi des communes de toute l’agglomération, voire de plus loin, et prendre le risque de les faire affluer en voiture, ou celui de les dissuader de venir ?

C’est pourtant ce qui risque de se produire, si la municipalité actuelle s’obstine à imposer un tracé du tramway qui, curieusement, évite l’ile du Ramier !

Or, depuis des semaines, on constate l’accumulation grandissante des inquiétudes et des oppositions de riverains, et la somme des difficultés techniques du projet tel qu’il est envisagé, qui emprunte l’avenue de Muret, le Pont Saint-Michel et les allées Jules Guesdes, ces allées étant déjà desservies par la station Palais de justice du métro.

Aussi, le retour au tracé que j’avais voulu quand j’étais Maire de Toulouse, c'est-à-dire Déodat de Séverac - Pont P. de Coubertin -Récollets serait tout à la fois plus pratique et plus cohérent. Il suffit de cliquer sur les deux cartes ci-dessous et de les consulter pour en être définitivement convaincu !

                lignegaronneoptionnord.jpg         Tracé du Tramway souhaité par Pierre Cohen           

                lignegaronneoptionsud.jpg         Tracé du Tramway souhaité par Jean-Luc MOUDENC   



Maintenons à Toulouse les rondes de la police municipale la nuit

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La Municipalité vient d’annoncer son intention de supprimer, sans concertation avec les policiers municipaux, les patrouilles de nuit de la police municipale entre minuit et 5 heures du matin. Alors que notre ville connaît de nombreux problèmes de sécurité et de tranquillité au milieu de la nuit, cet abandon serait un véritable recul du service public, dont les toulousains subiront les conséquences. 

Je suis d’accord pour demander à la police nationale de s’investir davantage la nuit, je ne crois pas que ce souhait puisse aboutir par un retrait simultané de la police municipale. 

Il faut, au contraire, renforcer la présence des deux polices, nationale et municipale, et les faire travailler davantage ensemble et en complémentarité. 

Derrière cette surprenante annonce, se cache, la volonté, non assumée mais réelle, de désarmer les policiers municipaux, au nom d’une vision très idéologique et très politique de la sécurité. 

Alors que l’insécurité est hélas trop présente à Toulouse, la municipalité choisit de tourner le dos au problème, et de renvoyer la balle aux autres, en démotivant le Personnel de la police municipale pourtant très volontaire.

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Ligne B du métro à Labège : le recul de Pierre Cohen !

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Le prolongement de la ligne B du métro à Labège n’avait pas fait débat lors de la dernière campagne municipale, en vertu de consensus que j’avais suscité en faveur de ce projet entre toutes les collectivités et sensibilités politiques, en janvier 2006. Aussi, chacun se souvient de la stupeur provoquée par l’annonce de son opposition à ce projet, faite par mon successeur en septembre 2008. Depuis, Tisséo a connu crises, disputes et polémiques, avec le blocage de ce projet, bien que tous les élus en cause soient du même camp !

Les Toulousains, les citoyens de toute l’agglomération, sont, à la fois, spectateurs et victimes impuissants de cette situation lamentable. Devant le tollé généré par le reniement de son précédent engagement (certes plus implicite, voire ambigü, qu’actif) pour la ligne B à  Labège, Mr Cohen, quelques mois après, a reculé une première fois : on ferait quand même quelque chose, un tramway.

C’est cette position qu’il a défendue tout au long de l’année 2009. En vain, le Sicoval, fort d’une pétition signée de 24 000 personnes, demeurant attaché à la solution métro et le Conseil général refusant d’entrer dans la logique du maitre du Capitole. Lors du Conseil municipal du 18 décembre dernier, puis au Conseil de communauté urbaine du 21 décembre 2009, j’ai lancé un appel solennel au Député-Maire-Président, pour qu’il revienne au consensus de 2006, seule façon de dénouer la crise de Tisséo. Et qu’il recule par rapport à sa position de l’automne de l’an dernier. C’est un pas dans ce sens qu’il a été contraint de faire, le 12 janvier dernier, pour se faire élire Président de Tisséo avec la voix du Sicoval et l’approbation politique du Président du Conseil général, et pour que les collectivités dirigées par le Parti socialiste présentent une façade unie à deux mois des élections régionales.                                                                                            

Ainsi, il a été décidé de commander une étude (la 3ème !) des deux solutions, métro et tramway. C’est un pas dans la bonne direction, insuffisant et qui doit être suivi par beaucoup d’autres. En attendant, on a perdu du temps depuis un an et demi, au détriment de nombreux citoyens et entreprises concernés par les déplacements dans le sud-est toulousain.

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Invité du talk sur CT2E



La ville rose vire au noir

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L’hiver est là, et avec lui est revenue la mesure saugrenue instaurée l’an dernier par la municipalité actuelle : plonger une grande partie de la ville dans le noir, monuments historiques et axes de circulation compris. Montrer l’exemple en matière d’économie d’énergie en est le motif officiel, qu’il faut traduire par la volonté de se concilier les bonnes grâces des Verts, par ailleurs malmenés par le tout-puissant Parti socialiste départemental. De l’aveu même des élus municipaux en place, il en résulte à peine 15 000 euros en moins sur une facture totale supérieure à 3 millions d’euros, soit moins de 0,5% ! A la Mairie, on ne craint ni le ridicule, ni le dérisoire, mais on fait de la communication politique ; qui l’eût cru de notre Député-Maire-Présidents ?

Un si faible impact a, au moins, le mérite de prouver que nous avions équipé Toulouse, de longue date, de dispositifs lumineux économes et respectueux du développement durable ! En revanche, les risques accrus d’insécurité ici ou là, la déception des visiteurs extérieurs et les difficultés à se déplacer à pied pour des personnes d’un certain âge ou malvoyantes, sont le prix concret à payer pour cette mesure autoritaire. Dommage. Le sympathique adjoint à l’éclairage public est mieux inspiré quand il teste puis développe des technologies innovantes d’éclairage qui se déclenchent sur détection de la présence humaine. Affaire à suivre…

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