Mes propositions pour Freescale Toulouse

freescale1.jpg freescaletoulouse.jpg  

C’est un grand choc que nous avons tous ressenti la semaine dernière à l’annonce de la fermeture de l’usine de Freescale, l’ex-Motorola, et de la suppression de 1000 emplois ! Il faut bien sûr regarder quels sont les fondements de cette décision brutale, venue d’Outre-Atlantique, à l’instigation des actionnaires de cette société, qui invoquent la non-rentabilité de la fabrication de puces électroniques dont la technologie serait dépassée. Et je fais confiance aux salariés et aux syndicats pour cela.

Pour autant, je ne crois pas que les pouvoirs publics doivent rester les bras croisés, en posture de spectateurs face à cette situation, si ce qui est annoncé devait se confirmer. D’abord parce que les collectivités locales sont liées à l’histoire de l’implantation de Motorola à Toulouse, et de son développement, qu’elles ont toutes soutenu par des aides financières directes et indirectes.

Dans le souci de soutenir l’économie et l’emploi, et singulièrement de ne pas abandonner à leur sort les salariés menacés de perdre leur travail, j’ai formulé, sans politiser un dossier qui n’a pas à l’être, les cinq propositions suivantes :

- vérifier le contenu des conventions conclues en 1995 par la Mairie, le Département et la Région, conditionnant les aides publiques à la création de 400 emplois, et voir si on peut faire jouer une disposition pour avoir un moyen d’action sur la décision des actionnaires ; même si je crains que l’éloignement dans le temps ne rende cela inopérant.

- constituer une Concertation des pouvoirs publics, avec l’Etat et les collectivités territoriales, pour accompagner le plan annoncé de reclassement des salariés, comme cela a été fait après la fermeture du pôle chimique faisant suite à l’explosion d’AZF, organiser une vigilance par rapport à l’objectif affiché, voire y participer.

- participer au développement du centre de recherche subsistant, et de ses 500 emplois, en ajoutant aux objectifs de recherche donnés par l’entreprise des objectifs définis par les mêmes pouvoirs publics, avec des financements à la clé, par exemple pour la voiture non polluante de demain.

- lancer sans  plus tarder le projet Aérospace Campus de Montaudran, vitrine du pôle de compétitivité systèmes embarqués ; à ce sujet, je lance un appel solennel à Pierre Cohen, en sa qualité de Président de la Communauté urbaine, maitre d’ouvrage de l’opération, puisque ce projet n’avance plus depuis 13 mois.

- démarrer les projets de diversification de l’économie locale, dont on parle depuis un an et demi, et qui ont du mal à se concrétiser : 2ème phase du cancéropôle, chimie verte et nano-infos-biotechnologies, trois domaines où la Communauté urbaine, qui a la maitrise du foncier, a, là aussi, un rôle majeur à jouer.

Jean-Luc MOUDENC

Maire de Toulouse de 2004 à 2008



4 commentaires

  1. fred31 6 mai

    Où en est le grand voyage prévu par le Député Maire de Toulouse?
    USA ou menace « grippe A », et renoncement face à cette situation… Agir local?

    La Région Midi-Pyrénées préfère soutenir « l’emploi associatif ». On caresse l’électorat de trés trés prêt: « élections Européennes obliges ».

    Freescale se passera du soutien des pouvoirs publiques: politique soutenue par les Socialistes, etc… local.

    Les pôles de compétitivités:
    Aérospace Campus et la deuxième phase du Cancéropôle, allucinant se délai d’attente « plus de 13 mois ».

    Deux pôles aux compétences mondiales, cela pourrait dynamiser l’activiter du bâtiment, des entreprises sous-traitantes, et bien évidement les commerces et services.

    Cette mairie se moque bien des Toulousains, de son tissu Industrielle… de l’emploi.

    Elle peut se vanter de vouloir faire des actions en faveur du premier souci des Français « l’emploi ». Et elle ne fait rien, ne décide rien…

    A force de faire semblant, Monsieur P.Cohen, on se brûle le bout des ailes. Vous pensez trop à vos quelques amis… Surfer sur l’opignon, mais pas sur de véritables réalisations utile à la société toute entière.

    Si les Toulousains sont aveugles, aprés tout, c’est eux qui se pénalisent tout seul com’des grand… Où est donc passé la raison dans cette ville?

    Les députés locaux ne sont que des opposants futiles, et ne servent pas notre ville. Ils ne se battent pas pour elle. Ils la méprise. C’est bien cela le problème de Toulouse aujourd’hui. Il sera grand temps de faire le ménage au Capitole le moment venu… Il y a comme une méchante odeur de poussières maintenant.

  2. Briquolo 29 juillet

    Cette semaine ( 1 août 2012) la production s’arrete définitivement dans l’usine de Freescale Toulouse.

    Ce site fut créé en 1967 par Motorola. Il prit le nom de Freescale après la scission par Motorola de sa branche semi-conducteur en 2004.

    Beaucoup de Toulousain y ont travaillé, ou connaissent quelqu’un y ayant travaillé.

    La faute n’en revient pas aux « patrons américains » mais, hélas, à l’incurie des politiciens français qui depuis 70 ans s’efforcent d’étaler, et d’appliquer, leur incompétence économique. Les rares moments d’éclaircie, il faut les chercher avec Jacques Rueff il y a plus de 40 ans !

    Malheureusement, je doute même que la crise économique actuelle n’ouvre les yeux de tous ces …..

    M. Moudenc, continuerez-vous, vous aussi, dans votre nouveau rôle, à appuyer ces politiques socialoïdes qui détruisent notre pays peu à peu ?

  3. JEAN-LUC MOUDENC 30 juillet

    Briquolo, je ne suis plus en charge de gestion publique. Cependant, si je revenais dans cette situation, je m’efforcerais d’agir et de décider, en matière économique, en étroite liaison et harmonie avec les entrepreneurs.

  4. Briquolo 1 août

    M. Moudenc, je suis ravi de lire le mot « entrepreneurs » dans votre message.

ennaji |
PANDA |
aubry29 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Maison de l'Union Méditerra...
| Revue de Presse autour du M...
| MoDem 68 Huningue Sierentz ...