Une tentative de « Culture Officielle » à Toulouse… 30 novembre
Une amie m’a passé un article paru il y a quelques mois dans « Livres-Hebdo », revue culturelle nationale, spécialisée, que lisent amoureux et professionnels des livres et bibliothèques. Il est consacré à un acteur culturel majeur de notre ville, dont la discrétion, tant de la personne et de la fonction, a préservé l’intéressé d’une notoriété auprès du grand public. Il s’agit de Pierre Jullien, qui est resté 30 ans aux bibliothèques de Toulouse, dont il était devenu le directeur, à la tête du riche réseau de lecture et de multimédias, dont les municipalités successives ont doté notre ville, avec la médiathèque, la grande bibliothèque du patrimoine de la rue du Périgord et la vingtaine de bibliothèques de quartiers. Un administrateur de grande qualité, plutôt de sensibilité progressiste (je vous invite d’ailleurs à visionner cette vidéo d’archive sur notre action en faveur des bibliothèques de Toulouse en cliquant ici).
Une politique municipale par petits bouts 28 novembre
Au bout de 20 mois d’exercice du nouveau pouvoir municipal, on commence à en discerner les principales caractéristiques et pratiques, non pour émettre des jugements définitifs, car je n’oublie jamais que le mandat dure 6 ans, mais pour comprendre ; et pour que la critique d’aujourd’hui, comme la proposition de demain, soit fondées sur un constat lucide.
J’observe que se met en place, à Toulouse, « la politique des petits bouts », c’est-à-dire l’abandon de grands projets, au profit d’un « saucissonnage » de ceux-ci, quitte à perdre en force, en ampleur, en attractivité. Les grandes ambitions, la vision large et prospective de l’avenir de la ville, tout cela est réaffirmé, mais renvoyé à plus tard, à des discussions qui s’annoncent longues et lourdes, même si je ne préjuge en rien de leur conclusion. En attendant ce futur idéal, l’immédiat et l’opérationnel se rabougrissent dangereusement.
La Maison « Giscard », une belle inconnue à réveiller… 27 novembre
Connaissez-vous la Maison « Giscard » ? Située avenue de la Colonne, pas loin de Jolimont, en bordure d’une côte pentue, au cœur d’un quartier toulousain au parfum d’autrefois, elle tranche entre toutes par son originalité, architecture de briques rouges ornementée d’éléments variés en terre cuite. Ainsi, sur un des angles du toit, un singe vous regarde-t-il coiffé d’un haut de forme, tandis que volutes et arabesques décorent la façade.
Aux amateurs de la vie politique, je précise d’emblée que l’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, et les siens n’ont rien à voir avec cette maison. Et pourtant, il y a bien eu un Monsieur Giscard, dernier d’une longue et prestigieuse lignée, apparentée à la famille Virebent, qui connût son apogée au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle.
Cette entreprise familiale se transmit sur plusieurs générations, un savoir-faire d’excellence, pour la fabrication et la commercialisation d’éléments décoratifs de terre cuite, qui servaient à l’embellissement des constructions, maisons privées, châteaux et églises. La qualité de ses productions fut telle que sa réputation lui procurât des clients dans toute la France.
La Mairie de nouveau condamnée par le Tribunal 26 novembre
Le Tribunal Administratif de Toulouse, fait rare, vient de condamner la Mairie de Toulouse une deuxième fois en l’espace de quatre mois. Après qu’une décision de justice l’ait contrainte à donner plus de temps de parole aux Elus de l’Opposition en Conseil Municipal, c’est maintenant à la mise en place du service d’accueil dans les écoles en cas de grève qu’elle se trouve obligée. Je me réjouis de cette décision.
C’est une bonne nouvelle pour les familles qui ont des problèmes pour la garde de leurs enfants quand les enseignants font grève.
Je souhaite que, sur un autre point, la voie de la sagesse l’emporte sur les considérations politiques : que, dans les mois à venir, la Municipalité accepte, enfin, d’ouvrir ses écoles aux cours de soutien scolaires gratuits pour les élèves en difficulté organisés durant les vacances scolaires ; ouverture que la Mairie refuse aujourd’hui, tandis que la plupart des autres communes l’acceptent.
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008












