La ville rose vire au noir 8 février
L’hiver est là, et avec lui est revenue la mesure saugrenue instaurée l’an dernier par la municipalité actuelle : plonger une grande partie de la ville dans le noir, monuments historiques et axes de circulation compris. Montrer l’exemple en matière d’économie d’énergie en est le motif officiel, qu’il faut traduire par la volonté de se concilier les bonnes grâces des Verts, par ailleurs malmenés par le tout-puissant Parti socialiste départemental. De l’aveu même des élus municipaux en place, il en résulte à peine 15 000 euros en moins sur une facture totale supérieure à 3 millions d’euros, soit moins de 0,5% ! A la Mairie, on ne craint ni le ridicule, ni le dérisoire, mais on fait de la communication politique ; qui l’eût cru de notre Député-Maire-Présidents ?
Un si faible impact a, au moins, le mérite de prouver que nous avions équipé Toulouse, de longue date, de dispositifs lumineux économes et respectueux du développement durable ! En revanche, les risques accrus d’insécurité ici ou là, la déception des visiteurs extérieurs et les difficultés à se déplacer à pied pour des personnes d’un certain âge ou malvoyantes, sont le prix concret à payer pour cette mesure autoritaire. Dommage. Le sympathique adjoint à l’éclairage public est mieux inspiré quand il teste puis développe des technologies innovantes d’éclairage qui se déclenchent sur détection de la présence humaine. Affaire à suivre…
Jean-Luc MOUDENC
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
Président du groupe d’opposition au conseil municipal de Toulouse










Xavier 8 février
Voila un bel exemple du rayonnement de la 4ème ville de France. C’est sans autre commentaire! si ce n’est une nouvelle preuve encore de l’envergure du maire… sa rue à Ramonville est par contre très bien éclairée…, très propore et très calme…
Fred31 8 février
Cette mesure est une régression d’écolos en manques d’identités.
Elle prive les Toulousains, et ceux qui viennent visiter notre ville, de ses meilleurs atouts architecturaux: « Toulouse by night » se ne sera pas pour demain.
La 4ème ville de France mérite bien mieux que se régime noirceur.
Ne sommes nous plus fier de Toulouse au point de la voiler à son tour?
Pascal P 8 février
Bravo à notre cher Maire qui a remis au goût du jour le fameux principe des « économies de bouts de chandelles »…
Christine B 8 février
« Faut-il maintenir l’illumination des monuments historiques pendant l’hiver en dehors des périodes de fêtes ? » s’interroge Alexandre Marciel, dans la Dépêche du 10 Janvier 2009, lors de la première expérience d’extinction des feux et il poursuit: » Je vais lancer une réflexion. Cette expérimentation fera l’objet d’un débat pour l’année prochaine ». Un an plus tard, pas l’ombre d’un débat mais cette mesure d’économie de bout de chandelle qui favorise l’insécurité dans le centre et pénalise le tourisme, déjà malmené par la fin des tarifs de nuit des parking…
Meryl 8 février
Personne donc ne pense a l’impact environnemental de la pollution lumineuse ?
La nuit n’existe plus. Elle est remplacée par une lueur qui est observable a plus d’une centaine de kilometres.
Alors on peut se dire que ce n’est pas un problème en soit, mais il serai peut etre bien de redonner progressivement a la nuit son statut de nuit.
Ce projet de réduite la pollution lumineuse s’inscrit justement dans un projet régional qui vise a créer le premier parc sans pollution tout autours du pic du midi, donc autours de l’observatoire.
Je pense que vous prendrez conscience de la richesse de la nuit quand vous prendrez quelques minutes, à 100km de toulouse, pour observer la richesse de la Voie Lactée dans le ciel.
Revenez ensuite à Toulouse et comparez.
C’est un peut se sacrifier une beauté de la nature, pour donner de la gueule à nos bâtiments.
Nous avons besoin de la nuit, pour dormir, et pour les observations ( scientifiques et énormément amateurs )
Les animaux ont également besoin de la nuit mais bon ca on s’en fout pas vraie ?
Alors oui, il y a la problématique de sécurité de l’eclairage urbain ( sans parler des monuments ). On ne demande pas de retirer les lampadaires, mais on demande des lampadaires qui limitent les pertes d’énergie vers le haut en la focalisant uniquement vers le sol. On limite ainsi la consommation pour le même éclairage
Je vous suggère de vous intéresser à la politique d’éclairage public de la ville de Cannes, leurs lampadaires sont novateurs dans l’idée de réduire la consommation et la pollution lumineuse.
Si certains se souviennent des 100h de l’astronomie l’année dernière, 5000 personnes sont passés sur la place du capitole pour admirer au travers des instruments astronomiques des amateurs, la planete Saturne et la Lune, en présente de Hubert Reeves.
Pour l’occasion, toute la place avais ete eteinte afin de profiter de la nuit et s’émerveiller.
J’etait de la partie avec ma petite lunette et je garde le souvenir des enfants qui ont découvert l’espace ce soir la, sur le capitole
Je pense, M. Moudenc que si vous aviez passé un petit moment ce soir la en notre compagnie à observer dans nos instruments, votre point de vue sur le sujet aurai fléchie vers une nouvelle dimension différente de l’aspect purement economie d’energie.
( une petite video qui paye pas de mine de l’extinction du cap http://www.youtube.com/watch?v=AXhz2GWzFBk )
15 000 euro d’économie, c’est rien, mais c’est déjà un petit pas. Il y a un début a tout.
Fred31 9 février
@Meryl, votre point de vue est fort intéressant. L’observation des étoiles, la nature, ou bien des amateurs éclairés ^_^.
Néanmoins, nous privons notre ville et toute une agglomération de ses plus beaux atouts, au profit d’une poignée d’observateurs. Le ciel d’hiver reste pour le moins chargé, concernant l’oservation saptiale si nous ne sommes pas en altitude.
Il y a bien des consensus à trouver. Mais stoppons l’hérésie de faire croire aux personnes que d’éteindre les monuments de Toulouse vont tout changer dans l’oservation de notre système planétaire, et notre faune locale et souterraine ^_^.
Il y a aussi des enjeux en terme d’image que doit véhiculer la 4ème ville de France. Demandons aux Lyonnais de se priver de la nuit des lumières, aux Parisiens avec la nuit blanche et d’eteindre les monuments de la Capitale.
On ne peut pas se recroquevillé sur soit. L’observation au Pic du Midi est de bonne qualité. Favorisons un tourisme dans nos campagnes. Mais laissons la lumière dans nos rues et nos monuments. Nous ne vivons plus aux Moyen Age, les citoyens ont le droit de se sentir en sécurité la nuit.
MADAME DI LUCCI 9 février
Je comprends les admirateurs du ciel nocturne mais une ville n’est pas la campagne.Cette obscurité décidée par M.COHEN est un non sens.Il a dépensé la MEME somme pour les éclairages pitoyables de NOEL/AN 2010……..par rapport à l’année dernière.Les citoyens qui se rendent en ville y recherchent la luminosité au sens symbolique aussi,la vie.Sans parler des agressions répétitives sur le secteur (square DE Gaulle:Pargaminière/ST SERNIN ces derniers jours:bandes de 10 sur des victimes à l’arme blanche).Ce qui est désolant en dehors de toute parti- pris politique c’est la suppression de nombreux éléments de vie citadine par M.COHEN:suppression de repas de NOEL des AINES,de la FETE de LA MEDIATHEQUE,du tarif démocratique des parkings(accès à la culture),de la non-prolongation de l’heure nocturne du métro et j’en passe.Certain évoquent une rumeur:la suppression de la présence de la police municipale la nuit en ville…..cela me semble peu crédible….allez savoir…