L’acquisition de l’ex-chapelle des Lazaristes, une bonne référence pour l’achat de l’ex-prison

Chapelle des Lazaristes

En présentant la délibération d’acquisition de l’ex-chapelle des Lazaristes, notre Député-Maire-Multiprésidents en a commenté le prix dans les termes suivants: « C’est une bonne référence pour acheter la prison ; on peut considérer que c’est une bonne négociation ». Cette phrase est importante car elle est de nature à livrer, peut-être, la clé du problème de l’ancienne maison d’arrêt, en permettant son acquisition par la Ville auprès de l’Etat. Cette ancienne chapelle lazariste a été payée 150 000 euros par la Mairie à un promoteur privé pour une superficie de 255 mètres carrés. Si on suit le raisonnement, au fond très logique, de mon successeur, il faudrait appliquer à l’ex-prison le même niveau de prix que celui de l’ex-chapelle, pour que la Mairie soit d’accord pour l’acheter à l’Etat. Calculons : le prix de la chapelle au mètre carré s’est élevé à 590 euros (150 000 euros divisé par 255).

Quant à l’ancienne maison d’arrêt, elle représente une superficie de 15 000 m2 construits, de 20 000 m2 si on considère toute l’emprise au sol. Calculons encore : 15 000 m2 (chiffre de superficie le plus favorable à la Ville) x 590 euros = 8.850.000 euros. Aujourd’hui, l’Etat propose de la vendre à la Mairie au prix de 11.300.000 euros. Pour passer de cette somme à celle de 8.850.000 euros, il faudrait que l’Etat baisse son prix de 2.450.000 euros, c’est-à-dire d’un peu moins de 22%.

Il s’agit là d’un objectif de négociation que je crois réaliste.

J’espère que la reprise annoncée d’un prochain dialogue entre l’Etat et la Mairie sur ce dossier, important pour le patrimoine toulousain et pour notre politique culturelle, aboutira, pourquoi pas en ce sens. Je ferai deux remarques supplémentaires : le prix au mètre carré retenu dans ce calcul est avantageux pour la collectivité car le niveau qualitatif de l’œuvre d’Esquié, architecte auteur de l’ex-prison est bien supérieur, évidemment, à celui de l’ex-chapelle lazariste ; dans un cas, la somme payée par le budget municipal va au secteur privé (la chapelle), dans l’autre elle reste dans le domaine public (la prison). A suivre…

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Le projet de PDU n’est pas à la hauteur des besoins

Bouchon à Toulouse

Le Conseil de la Communauté Urbaine du Grand Toulouse, réuni le 21 avril dernier, a donné son avis sur le projet de Plan de Déplacements Urbains (PDU) appelé à prendre le relais du 1er PDU dont j’avais impulsé l’élaboration en 1999-2001. Certes, ce PDU n° 2 prévoit des avancées et mobilise des moyens financiers nouveaux, ce que je salue. Cependant, le progrès qu’il propose est très loin d’être à la dimension des besoins de notre agglomération toulousaine et de sa formidable croissance économique et démographique, la plus forte de France. Ce Plan est bien éloigné des mirifiques promesses entendues lors de la campagne électorale municipale de 2008, annonçant que les transports en commun (TC) devaient être « la priorité des priorités ». On est loin, aussi, des espoirs suscités par les « assises de la mobilité » de mai-juin 2008 ou des orientations du PDU annoncées à l’automne 2009. Pour les toutes prochaines années, nous avons besoin du doublement de la capacité de la ligne A du métro, du prolongement de la ligne B du métro à Labège et de vraies lignes de tramway, d’une dizaine de kilomètres chacune, reliant Blagnac-Aéroport et Matabiau future gare TGV via le Canal du Midi d’une part, les Arènes à Saint-Orens en passant par les quartiers du Sud-est toulousain d’autre part. Or, ces projets sont soit annulés, soit retardés soit tronçonnés en petits morceaux. Avec 3 petits bouts de tram totalisant à peine 7 kilomètres, comme unique réalisation d’ici 2015, l’agglomération ralentit son effort d’investissement pour les TC : ce PDU n’est vraiment pas à la hauteur ni des besoins ni des promesses.

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1 heure pour le nucléaire, 1 minute pour le Mirail

le Conseil municipal de Toulouse

Ce titre résume ce qui s’est passé lors de la séance du Conseil municipal du 1er avril dernier. Le Conseil a passé une heure entière à discuter du nucléaire et d’un texte déposé à ce sujet par les Europe Ecologie les Verts, négocié et amendé au sein de la Majorité municipale puis voté par elle. Nous étions bien loin de Toulouse et du Code général des collectivités territoriales qui stipule que « le conseil municipal délibère des affaires de la commune ». Avec mes amis élus du groupe Toulouse pour tous, j’avais déposé un vœu qui demandait l’étude de l’implantation de caméras sur la place Abbal à La Reynerie.

Vous pouvez en retrouver le texte en cliquant ici.

Avec l’annonce faite la veille par le Député-Maire-Multiprésidents d’installer la vidéosurveillance rue Pargaminières, j’espérais pour une fois une attitude plus positive envers notre proposition. Les Toulousains comprendraient mal une décision ponctuelle à un endroit, au centre-ville, tandis que les besoins en vidéo protection des autres quartiers seraient écartés !

Pour donner à notre vœu toutes les chances d’être adopté, nous avions pris la précaution d’adopter une rédaction prudente et de nature à laisser toute latitude à la Majorité municipale ; c’est ce qui s’appelle de l’opposition constructive concrète. Ainsi nous bornions nous à faire une « demande que la Municipalité étudie l’opportunité et les modalités pratiques d’installation de caméras », pas une décision immédiate et aveugle de l’assemblée communale. Malgré cette attitude ouverte, notre suggestion fut balayée en une minute, sans débat aucun, exécutée par le vote hostile de toute la Majorité municipale. Ces deux vœux ont mis en lumière, une fois de plus, la réalité politique de la municipalité toulousaine actuelle : on privilégie le bavardage sur les décisions concrètes, on préfère traiter les questions de politique nationale, on refuse par principe toute idée venue des bancs de la minorité, on persiste dans une hostilité habillée désormais d’ambigüité dans le refus de la vidéo protection pour tous les Toulousains.

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Notre point de vue sur la politique de développement durable de la Mairie



Vidéo-protection à Toulouse : bientôt une commission pour les libertés publiques !

Vidéoprotection

En 2007, dès que nous avions installé les premières caméras de vidéo-protection dans Toulouse, nous avions mis en place un comité d’éthique indépendant, pour garantir le plus grand respect des libertés publiques et individuelles. Depuis Mars 2008 et le changement municipal, cette instance ne s’est plus réuni alors que les 17 caméras n’ont jamais cessé de fonctionner. Paradoxe de la part d’une municipalité opposée à la vidéosurveillance au nom des libertés !

Lors de la séance du Conseil municipal d’octobre 2010, prenant enfin conscience de cette contradiction, mon successeur annonçait la création d’une « commission municipale des libertés », nouveau nom trouvé pour remplacer celui de la commission que nous avions alors créée !

5 mois plus tard, cette commission n’a toujours pas vu le jour. Pourtant, elle avait été promise « pour la fin 2010 ».

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