SUBVENTION AUX VELOS ELECTRIQUES : L’IDÉOLOGIE AU SERVICE D’UNE INJUSTICE ! 1 juin
Ce jeudi 31 mai 2012, le Conseil de communauté de Toulouse Métropole s’est prononcé sur la dernière trouvaille des Verts : une subvention de 250€ pour l’achat d’un vélo électrique. Voici pourquoi nous nous sommes abstenus.
En soit, cette idée peut sembler louable, car il est bon de favoriser les déplacements « doux ».
Mais, à y regarder de plus près, ce projet est profondément injuste. En effet, cette subvention est attribuée sans aucune condition de ressources. Un comble alors que la Chambre régionale des comptes demande une réflexion sur le lien entre avantage pour se déplacer et niveau de ressources. Il faudra juste fournir un engagement sur l’honneur de ne pas revendre le vélo subventionné.
Or, de l’aveu même de la délibération afférente, un tel équipement coûte environ 900 €. Ainsi, subvention déduite, ce sont 650€ qui restent à la charge de l’acheteur. A l’évidence, seuls des ménages relativement fortunés pourront s’équiper.
Ce sont donc les impôts locaux de tous, y compris des plus modestes et les classes tout juste moyennes qui vont financer l’équipement des plus aisés !
De plus, à terme, cette mesure coûtera 100.000 € par an qu’il vaudrait mieux affecter, par exemple, à développer encore VélôToulouse.
Sous des aspects de bonne intention, se cache, en fait, une proposition profondément injuste pour les plus modestes et…clientéliste pour les écolos-bobos.
C’est la version locale du « changement maintenant » !
Danièle DAMIN et Jean-Luc MOUDENC
Délégués au Grand Toulouse
Membres du Groupe « Le Grand Toulouse Ensemble »









Sébastien 2 juin
Bonjour,
Je suis déçu de votre article qui mérite quelques mises au point.
Le budget de cette mesure reste modeste et montre selon les études et les retours des autres collectivités qu’elle est efficace. Le vélo acheté est utilisé.
Rappelons qu’une voiture revient à 0,63€/km en essence et 0,47 en essence. En moins de 6 mois, le salarié qui habite à 10 km de son travail (ce qui est loin en vélo classique mais facile en électrique) aura rentabilisé son achat. De plus cette nouvelle solution peut lui permettre de revendre sa voiture ou plus facilement la deuxième voiture du foyer (nous sommes la ville de France avec le plus voitures par foyer).
Enfin, le Vélotoulouse est une très mauvaise comparaison car non seulement il ne répond pas à la même demande (distances importantes, dénivelé) mais coute beaucoup plus cher. Le budget de vélotoulouse est de plus de 4 millions€/an pendant 15 ans soit environ 1800€/vélo/an.
Quant aux conditions de ressources, vous avez choisi de ne pas la mettre en place pour les personnes agées dans les TC et vous la demandez pour les vélos ! Sur le fond on ne peut qu’être d’accord mais créer des modalités compliquées peut des fois couter plus cher en fonctionnement que le montant de l’aide elle même.
Je trouve donc votre réaction un peu réductrice voire digne d’une opposition politique un peu primaire !
Rachel MANGIN 11 juin
Encore une décision bien démago par les socialos pour les écolo bobo. Une fois de plus les incompétent du capitole dilapide notre argent. Et dire que ce sont les premiers à nous donner des leçons . Ils n’ont vraiment pas honte.
Robin 18 juin
Rien à voir avec le billet !
Je n’ai pas eu le sentiment d’une présence importante dans mon quartier sinistré de la rue de la chaussée pendant cette campagne, mais sincères félicitations pour cette élection arrachée de haute lutte et qui permettra peut-être à une infime partie des toulousains réfractaires aux monopoles politiques d’être représentés à l’Assemblée…
Patrice 26 juin
En bref,ces vélos ne sont pas faits pour les traine-savates!
Laurent 11 juillet
Tout à fait d’accord, cette mesure est complètement inutile et inégalitaire.
Est-ce que les ménages à faibles revenus pourront investir les quelques 500€ (déduction déduite) pour acheter un vélo électrique? Certainement pas.
En réponse à Sébastien, je dirais simplement que ce sont principalement les personnes qui avaient l’intention de s’équiper qui vont réellement profiter de cette mesure.
Par contre, il aurait été de bon ton de voter contre plutôt que de s’abstenir…
leroux 13 août
Amusant.. Qui paie des impôts? les entreprises, les propriétaires, et les residents qui ont deja un certain revenu. Pour une fois à supposer les subventionnes bobo, ce ne sera pas les pauvres qui subventionneront les vélos des bobos.
velo urbain 9 septembre
Bonjour à tous,
Comment ne pas être d’accord avec ce réquisitoire. C’est une profonde injustice sociale qui risque de bouleverser l’avenir des déplacements doux au sein de notre ville rose. Subventionner l’achat de bicyclettes électriques sans condition de ressources, quelle idée.
Soyons sérieux, néanmoins, ce qui suscite le plus l’intérêt en lisant l’article, c’est non pas le calcul mal emboité que l’on peut y lire, mais plutôt le fait que les arguments donnés seraient de nature à être bien plus crédibles sur un blog de la majorité…
Au fait, notez une bonne fois pour toute que le cliché du « Bobo-ecolo » qui s’achète un vélo électrique pour parcourir seulement 4 ou 5 km est faux. Lorsque l’on a un vélo électrique, on effectue facilement 15 à 20 km/jour en commutant en péri-urbain (déplacement de banlieue à banlieue si vous préférez). Le vélo électrique répond à un besoin différent du vélo classique.
Il y a beaucoup à apprendre des utilisateurs des divers modes de déplacements doux. A commencer par éviter de croire qu’il n’y a pas de smicard comme moi qui pédalent en électrique.