LA NOUVELLE POLITIQUE DE LA VILLE SOCIALISTE VA GENERER DE L’EXCLUSION 18 juillet

Monsieur François LAMY, Ministre de la Ville, vient de se déclarer globalement d’accord avec les constats dressés par le rapport de la Cour des comptes sur la Politique de la Ville.
Or, une des préconisations de ce rapport consiste à revoir la carte de cette politique pour concentrer les crédits dans… 6 départements !
Si ce choix était retenu par le gouvernement, des centaines de quartiers et des centaines de milliers d’habitants se trouveraient directement exclus de la Politique de la Ville !
Ce serait le cas en particulier de Toulouse, pourtant 4ème ville de France, où plus de 50.000 habitants vivent en ZUS (Zone Urbaine Sensible).
Cette perspective d’abandon est totalement inacceptable et je la combattrai.
En revanche, il apparaît nécessaire de réorienter la Politique de la Ville vers davantage de réponses en faveur des familles et des personnes. Certes, la rénovation urbaine, les équipements et l’espace public sont des objectifs importants.
Mais à quoi cela sert-il d’améliorer le cadre de vie si persistent un échec scolaire quasi-généralisé, un chômage massif, une pauvreté structurelle et une insécurité endémique ?
Ces questions là, prioritaires, doivent être désormais au cœur d’une nouvelle Politique de la Ville et nécessitent une intégration plus forte des acteurs institutionnels concernés, dont la coordination est aujourd’hui aléatoire et insuffisante.
Jean-Luc MOUDENC
Député de Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008









CRC Midi-Pyrénées 6 août
Suite aux articles publiés dans la presse notamment dans la Voix du midi daté du 26 juillet 2012 concernant les recommandations contenues dans le rapport public particulier sur la politique de la ville, Monsieur Jean Mottes, président de la Chambre régionale de Midi-Pyrénées tient à apporter la précision suivante :
« A l’occasion de la publication de son rapport « la politique de la Ville, une décennie de réformes », la Cour des comptes a notamment formulé une recommandation concernant la répartition des crédits affectés à cette politique. Cette recommandation est ainsi formulée :
- « poursuivre le rééquilibrage territorial des crédits spécifiques de la politique de la ville au profit des six départements identifiés comme rencontrant les plus grandes difficultés (et dotés à ce titre d’un préfet délégué à l’égalité des chances : Bouches-du-Rhône, Essonne, Nord, Rhône, Seine-Saint-Denis, Val d’Oise ».
Par là-même, la Cour des comptes se limite à préconiser un simple rééquilibrage de ces crédits au profit des départements connaissant des contraintes et des difficultés particulières. Pour autant, la Cour ne recommande nullement qu’il soit mis fin aux financements dont bénéficient les autres départements dont certaines parties du territoire, comme à Toulouse, sont classées en « Zone urbaine sensible ».
Aussi, je vous prie de bien vouloir porter à la connaissance de votre lectorat cette précision de nature à prévenir toutes polémiques et à apaiser le débat autour des conclusions de cette enquête.
A noter encore : vous pouvez retrouver les rapports d’observations définitives de Midi-Pyrénées sur ce sujet sur le site : http://www.ccomptes.fr ».