SANOFI : J’AI RENCONTRÉ L’INTERSYNDICALE

SANOFI : J'AI RENCONTRÉ L’INTERSYNDICALE dans Economie - Commerce nouveau_logo_sanofi_4001-300x218

Vendredi dernier 20 juillet, je me suis rendu sur le site de SANOFI Toulouse et, deux heures durant, j’y ai rencontré l’Intersyndicale des salariés.

Je leur ai exprimé ma totale solidarité avec leur farouche volonté de se battre pour préserver le site toulousain du Groupe.

Alors que SANOFI se porte très bien et engrange des milliards de bénéfices, je ne peux approuver une démarche qui, sans le dire franchement :

- méprise l’excellence du terreau scientifique de notre ville,

- nie l’efficacité du centre de recherche toulousain de SANOFI, tant son histoire que ses résultats,

ne pratique ni un vrai dialogue social, ni une véritable concertation, au sujet de l’avenir du site,

- tourne le dos à son engagement dans l’Oncopôle au lieu de mettre à profit cette perspective pour créer du développement,

- prévoit un démantèlement du site au profit tantôt d’une externalisation, tantôt d’une concentration ailleurs, de ses moyens de recherche,

- obéit à une logique de rentabilité financière outrancière et de court terme, au lieu d’organiser les inévitables adaptations dans le cadre d’un vrai projet industriel de développement.

Les responsables politiques locaux, parlementaires et exécutifs des collectivités, par delà leurs différences, doivent s’unir et parler d’une même voix pour défendre la pérennité du site SANOFI de Toulouse.

Le Gouvernement, au nom de l’État, doit peser de tout son poids dans le même sens, à travers les deux leviers dont il dispose : les crédits impôt-recherche (130 millions d’euros pour SANOFI en 2011) et les autorisations qu’il délivre pour la mise en marché des médicaments sur le territoire national.

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008



1 commentaire

  1. buffepoudre 25 juillet

    Bonjour à Monsieur Moudenc et aux lecteurs,
    Pour une fois, je ne peux m’empêcher de rester insensible à cette actualité et je soutiens totalement votre démarche.
    Je n’ai pas travaillé dans ce milieu industriel, ni avec une majorité de chercheurs de si haut niveau.
    Je suis persuadé que le travail que fournit ce personnel n’est pas loin de l’excellence et qu’après de longues études, leur salaire est largement mérité.
    Par le biais de l’assurance maladie, les contribuables ont largement contribué à la prospérité de cette entreprise.
    Que pourra t-il nous rester si les bureaux d’études s’en vont? Déjà beaucoup d’entreprises de l’industrie traditionnelle sont pilotées par des bureaux d’études installés dans des pays voisins.
    Bref, le monde tourne à l’envers, tous les clichés que nous pouvons garder en mémoire sont effacés par les faits que nous annonce l’actualité.
    Nous ne savons plus où est la compétence de nos dirigeants, certains experts remettent en cause le poids du diplôme initial qui donne à beaucoup le sentiment de ne pas faire d’erreurs.
    J’apprécie la formule de Bill Gates qui a dit « Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à se croire infaillibles ».
    Bon courage.
    Bonne journée.

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