Travaux dans les écoles : la Mairie ne tient pas ses promesses

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Depuis son arrivée aux affaires, la municipalité entretient une polémique au sujet des écoles, aussi énorme que mensongère : nous n’aurions quasiment pas fait de travaux dans les 200 écoles maternelles et primaires de la Ville, abandonnées à un état de « délabrement », c’est-à-dire de ruines.

Deuxième affirmation de sa part : la promesse, proclamée haut et fort au printemps 2009, de faire beaucoup plus et d’investir 60 millions sur 3 ans, soit 20 millions par an.

Qu’en est-il en vérité ?

Avec mes amis élus du groupe « Toulouse pour Tous », nous avons travaillé à rassembler preuves et documents officiels pour démontrer l’inconsistance de cette fallacieuse campagne de communication des maitres actuels du Capitole, grâce au recul que procure 3 ans et demi de gestion du mandat en cours ; hier, nous les avons remis à la presse à travers un dossier de 31 pages que je ne peux reproduire ici mais que je tiens à la disposition de tous ceux d’entre vous qui me le demanderont.

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L’éducation et le sport à Toulouse, des actions globalement positives, des attitudes politiques regrettables

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Au sujet de l’école, cette dernière est un terrain de l’action publique plutôt crispé car les tenants de la municipalité en place la considèrent un peu comme leur propriété idéologique privée, signe que Toulouse est gouvernée par une vieille Gauche, très décalée par rapport à la social-démocratie européenne. C’est ici que le dénigrement de notre action par mon successeur et les siens a été le plus violemment exprimé, avec cette affirmation martelée de l’état de « délabrement » de la plupart des 200 écoles maternelles et primaires de notre ville ! Mais les contradictions nées de cette posture politique outrancière et contraire à la réalité vécue par les familles toulousaines n’ont pas tardé à se multiplier. Ainsi, l’audit accusateur commandité par les maitres du Capitole se concluait-il dans la presse sur un chiffre de 89 millions pour faire face à une situation présentée comme dramatique. Quand les décisions effectives furent prises, la baudruche politique se dégonfla de près de moitié et 48 millions furent retenus sur 3 ans pour ces rénovations… Le démarrage a été lent mais il semble maintenant que la collectivité soit engagée dans un effort accru que l’on ne peut qu’approuver. Cependant, cet effort sur les rénovations scolaires s’accompagne d’un ralentissement considérable qui affecte à la fois la construction d’écoles nouvelles dans les quartiers neufs et la restructuration d’écoles où il faut presque tout reprendre. Dans cette catégorie là, ce sont les 5 écoles ou groupes scolaires du Mirail les plus retardés, paradoxe symbolique inattendu pour une telle municipalité. Illustration des combats idéologiques et politiques dans lesquels la municipalité embarque l’école en prenant en otages les petits Toulousains, le refus d’accueillir lors des jours de grève d’enseignants les élèves dont les parents sont dépourvus de solution de garde a été jusqu’à l’illégalité. Une honte pour une mairie dont le premier élu est aussi législateur, député de la République, même si on le sait parmi les députés les moins actifs de France. Il a fallu une condamnation en justice pour que la mairie consente à appliquer la loi en trainant les pieds et sans chercher à arranger les parents. Dans un registre identique, la mairie de Toulouse prive toujours 500 petits Toulousains de CM1 et CM2 de cours de soutien scolaire gratuits pendant les vacances, en refusant d’ouvrir les écoles aux enseignants volontaires, parce que c’est le Gouvernement actuel qui a pris et finance cette initiative !

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La « Perle » de la nouvelle première adjointe toulousaine

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Cette déclaration enthousiaste, parue lors de la rentrée scolaire de cet automne dans « La Dépêche du Midi », que vous retrouverez en cliquant ici, émane de la nouvelle première adjointe chargée des affaires scolaires. C’est l’élue qui a remplacé au poste de numéro 2 de la municipalité toulousaine l’ex-rectrice, première adjointe démissionnaire parce qu’elle ne supportait plus son camarade Député-Maire-Multiprésidents et n’arrivait pas à travailler avec lui.

On devine, dans le ton de cette phrase, une sorte de cri de soulagement, comme si l’élue en revenait à peine et disait « c’est super, on a eu enfin une idée nous-mêmes, on a enfin réussi à faire quelque chose ! ». Le bout du tunnel après le marasme de l’immobilisme.

C’est vrai qu’il n’échappe pas aux Toulousains que les inaugurations faites depuis 2 ans et demi portent toutes sur des réalisations que nous avions conçues. Et cela est loin d’être fini à l’heure où j’écris ces lignes !

En vérité, la première école inaugurée par mon successeur a été l’école primaire de Pouvourville, et l’évènement a eu lieu peu de mois après l’élection municipale de mars 2008.

Quant au groupe scolaire des Ponts-Jumeaux, il a été programmé par l’équipe municipale précédente dans le cadre de la ZAC du même nom : alors « rendons à César… ». Le seul apport de la municipalité au sein de laquelle Mme Verniol tient un rôle majeur est d’avoir retardé la réalisation de cette école.

Un effet de plus de la fameuse « remise à plat ».

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Les travaux dans les écoles toulousaines n’atteignent pas le niveau annoncé par la Mairie

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Chacun a en mémoire la polémique lancée dès 2008 par le Député-Maire-Multiprésidents, dans son entreprise constante de dénigrement de ce qu’avait fait la municipalité précédente, par laquelle il nous accusait d’avoir laissé en état de « délabrement », c’est-à-dire de ruines, la plupart des écoles maternelles et primaires de la ville.

Au contraire, même si on pouvait sans doute noter ici ou là quelque retard de travaux, nous avions fait un effort régulier pour moderniser et agrandir le patrimoine scolaire bâti. A l’heure de la rentrée scolaire, la troisième sous le mandat municipal actuel, il est intéressant de regarder concrètement ce qui a été fait, en comparant discours et réalité.

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Une crèche et de la danse rue de la République

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L’autre jour, j’ai assisté à l’inauguration de l’important équipement municipal situé au 48 rue de la République, dans un magnifique immeuble de caractère que nous avons réhabilité, dans le quartier Saint-Cyprien. Il se décompose en deux parties, un vaste espace d’accueil pour la petite enfance et des locaux pour la danse. Ce projet a vu le jour, non seulement par mes décisions, le chantier étant mis en œuvre par mon successeur, mais aussi, et je tiens à le souligner, grâce à l’opiniâtreté du regretté Jean Diebold : élu du quartier, il le défendait bec et ongles en toutes choses ; pour ce projet, il avait dû  batailler plus durement que d’ordinaire, afin que les excès de prudence de l’administration de l’Etat ne le compromettent tout à fait, au nom des risques d’inondabilité imputés à la proche Garonne… La présence de son fils Arnaud, à qui j’avais fait signe pour qu’il soit là, témoignait de cet engagement.

Cet espace petite enfance comportant une gamme variée de formules d’accueil des tout-petits (crèche associative, crèche familiale, halte-garderie, relai assistantes maternelles), utile à 90 familles, vient renforcer l’offre dans un domaine où, on le sait bien, la situation est tendue dans notre ville, du fait de son exceptionnel dynamisme démographique. A ce sujet, je relève la continuité totale de l’action municipale en ce qui concerne la construction de structures nouvelles afin d’augmenter le nombre de places : il y a quelques années, j’avais accentué l’effort et fixé à environ 150 le nombre de places à créer annuellement.

Depuis le changement municipal, c’est à ce même niveau qu’a été maintenu cet objectif, grâce à la mise en œuvre de projets que nous avions prévus, à l’image de celui de la rue de la République. Pour assurer le même rythme de réalisations d’ici la fin du mandat municipal, d’autres projets doivent être conçus dans les différents quartiers de la ville, au-delà du « contrat petite enfance » que nous avions élaboré. A ce jour, nous les attendons… et l’action municipale en cette matière vit sur l’élan que nous avions impulsé… Quant aux locaux pour la danse, ils sont attribués au CDC, le centre de développement chorégraphique, dont le dynamisme reflète bien l’essor qu’a pris dans notre cité la danse contemporaine. A ce sujet, il est dommage que nous n’entendions plus guère parler du grand projet de centre de la danse, que nous avions prévu à La Grave, et dont mon successeur avait pourtant annoncé la reprise dans un projet rebaptisé « Arc culturel Garonne »… En attendant, avec cet équipement du 48 de la rue de la République, les habitants du quartier bénéficient, encore, de notre volonté municipale d’hier.

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