Insécurité à Toulouse : Izard « inquiet », la Municipalité twitte avec indifférence. 20 août
Dans un article de presse locale paru le 17 août dernier, le Président du Conseil général se dit « inquiet » au sujet du développement de l’insécurité à Toulouse. « Je constate aujourd’hui que le climat général dans les quartiers toulousains se détériore dangereusement » reconnait Pierre Izard.
Dans le même article, il indique désormais espérer convaincre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls d’inscrire Toulouse, grande oubliée de la première vague de classement, en Zone de Sécurité Prioritaire.
Sur le fond, je me réjouis de cette prise de position lucide. Elle vient conforter la démarche que j’ai engagée il y a déjà deux semaines auprès du Ministre de l’intérieur afin de réparer au plus vite cette carence préjudiciable pour Toulouse.
Mais grande a été ma surprise en voyant la réaction qu’elle a provoquée au Capitole de la part des amis politiques de M. Izard !
Le tweet de l’indifférence.
En effet, ces déclarations ont été accueillies par la municipalité avec une légèreté et une indifférence inquiétantes : « Viens de lire un entretien passionnant dans la DDM… Moi quand je ne « suis pas un spécialiste de la question » je m’abstiens de parler. » pouvait-on lire sur le compte Twitter du Président du Groupe Socialiste Radical et Républicain du Conseil municipal. Seul élu de la majorité municipale à s’exprimer sur ce sujet dans la journée de vendredi, cet adjoint important a visiblement été chargé de se faire le porte-parole du Maire de Toulouse, resté silencieux.
On est loin de ce qu’il aurait fallu pour notre ville : que les différents responsables de collectivités locales parlent d’une seule et même voix pour obtenir du Gouvernement l’inscription de Toulouse en Zone de Sécurité Prioritaire, avec les moyens supplémentaires qui vont avec pour lutter contre l’insécurité !
Il est vrai que Pierre Izard décrit avec réalisme un quotidien bien différent de la vision idyllique développée il y a quelques semaines par la communication municipale sur le thème « tout va bien à Bagatelle » à propos de l’avancée du GPV (Grand Projet de Ville) et de la rénovation urbaine.
Manifestement, les évènements de Bagatelle et l’absence de Toulouse de la liste des Zones Prioritaires de Sécurité ne préludent aucune remise en question du côté de la municipalité, laquelle ne se soucie guère de l’insécurité des Toulousains.
Je le déplore car je pense que nous devrions être tous unis pour dénoncer les situations de non droit et défendre les habitants et les services publics victimes des délinquants.
Je réaffirme ici ma conviction que l’indispensable effort de rénovation urbaine en faveur des quartiers ne servira à rien s’il est ruiné par une insécurité et une violence permanentes.
Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
JE DEMANDE L’INSCRIPTION DE TOULOUSE EN «ZONE DE SECURITE PRIORITAIRE» 7 août
Pourquoi Toulouse n’est-elle pas retenue par le Gouvernement parmi les 15 premières « zones de sécurité prioritaires » qu’il vient de mettre en place ?
Alors que le Parti Socialiste détient désormais tous les pouvoirs dans notre pays, le Maire de Toulouse n’est-il pas capable de se faire entendre de ses propres amis ?
Après les évènements tragiques que nous avons vécus, que faut-il pour être prioritaire ?
Les Toulousains, dans de nombreux quartiers, subissent des violences endémiques et des atteintes au Droit permanentes : cette situation aurait mérité davantage de considération de la part de nos gouvernants !
Qui peut raisonnablement soutenir que les problèmes de nos quartiers concernés soient moins importants que ceux de villes très modestes (Fameck dans la Moselle, Vauvert dans le Gard, Lunel dans l’Hérault ou Chambly dans l’Oise) qui sont pourtant retenues dès maintenant comme prioritaires ?
J’interviens donc auprès du Ministre de l’Intérieur pour que cet oubli inacceptable soit réparé et que Toulouse figure dans la prochaine sélection de ces zones.
Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008
CAMERAS : LE DEBAT POUR RIEN 26 juin

Le 24 juin 2010, à grand renfort de communication, la Municipalité actuelle organisait une « journée d’experts » sur la vidéosurveillance en faisant venir des « experts » de différents pays européens.
Suivie ensuite de nombreux « débats » et « réunions de concertation », cette journée présentée comme exemplaire était censée éclairer les responsables municipaux sur la vidéoprotection.
Aujourd’hui, 2 ans après, le constat objectif est accablant : pas une seule caméra n’a été installée à Toulouse depuis cette fameuse journée. (Lire la suite…)








