Que va devenir la Zone Franche Urbaine à Toulouse ?

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En 2004, en collaboration avec l’Etat, nous avions créé une zone franche urbaine (ZFU) destinée à impulser une revitalisation économique des quartiers les plus touchés à la fois par le chômage et par la catastrophe d’AZF. Les quartiers de Bagatelle, Fontaine-Lestang, Bordelongue, Le Chapitre, La Faourette, Lafourguette, La Reynerie, Le Mirail -Université et Bellefontaine constituent une vaste zone de 660 hectares, au sein de laquelle toute entreprise qui s’y implante est exonérée un temps des charges, à condition que, parmi les emplois créés, un sur trois soit occupé par une personne habitant un quartier « en difficulté » (en ZUS). Bilan : en 6 ans, 4 430 embauches y ont été réalisées, dont 1 515 résidents de ZUS, soit un pourcentage appréciable de 34%. Quand on sait que le taux de chômage des quartiers en question est le double de la moyenne nationale, on mesure l’utilité de la démarche ZFU.

La municipalité actuelle n’aime pas le principe même de la ZFU, et l’idée d’alléger le budget des entreprises la hérisse, même pour favoriser l’accès à l’emploi de personnes défavorisées. Cette hostilité rejoint la réticence plus générale qu’elle éprouve vis-à-vis de l’économie, et son incapacité à concevoir une vision, claire et stratégique, du développement économique de notre agglomération. N’étant plus portée politiquement, notre ZFU stagne, la Mairie ayant même décidé de fermer l’espace ZFU, qui accueille les porteurs de projets désireux de venir dans le secteur ! Pourtant, la ZFU est conçue pour durer jusqu’à la fin 2011…

J’admets que la ZFU n’est pas une réponse à tous les problèmes et qu’une évaluation était nécessaire, mais que propose la municipalité à la place ? Rien à l’heure où j’écris ces lignes… Dénigrer et démolir, c’est facile, mais à condition de faire mieux et autrement. Dommage pour Toulouse, les quartiers et les populations concernées.

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“Ma ville bouge”…surtout grâce à la municipalité précédente !

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Sur les grands panneaux d’affichage de la Mairie, on a pu voir ces derniers temps une campagne de communication, où tantôt une jeune femme, tantôt un jeune homme, tout sourire, proclame : « Ma ville bouge ». Alarmée par les échos qu’elle a, jusque dans ses rangs, du sentiment d’immobilisme qu’elle donne depuis plus de 20 mois qu’elle est aux affaires, la municipalité a commandité cette communication pour accréditer l’idée que, au contraire, tout va bien et tout bouge dans le bon sens grâce à elle.

L’affiche cite 8 projets en cours, qui font « bouger » la ville ; regardons, objectivement, à qui on doit ces projets :

Tramway : travaux décidés en 2004, lancés en juillet 2007, qui seront achevés dans 10 mois ; l’actuelle municipalité n’y est pour rien,

Cancéropôle ; même constat que pour le tramway,

Plan propreté : annoncé par l’actuelle équipe ; vivement la mise en œuvre et les résultats !

Grand Projet de Ville (GPV) ; conçu et lancé par la précédente municipalité, il est en cours ; des changements ont été annoncés par la majorité actuelle, mais qui ne se concrétiseront que dans les années à venir,

Bâtiment Job : c’est un projet que nous avions conçu, avec les associations du quartier des Sept-Deniers, le député-maire-président n’ayant fait que poser la première pierre il y a quelques mois, après avoir bloqué le projet durant une année,

Ecoquartiers : des projets sont décidés, en particulier à la Cartoucherie et à La Salade, à porter au crédit de la municipalité actuelle ; nous avions initié des pratiques de la même inspiration à Borderouge, Malepère-secteur des routes de Revel et de Labège, Montaudran et Pouvourville, mais la volonté exprimée aujourd’hui est d’aller plus loin, ce qui doit être dit et ce que j’approuve,

Rue Alsace-Lorraine : nous avions créé l’aménagement en 2007, et l’aménagement définitif annoncé il y a quelques semaines pérennise ce que nous avions testé et reprend les esquisses définitives que nous préparions,

Rénovation des écoles : un effort plus important qu’auparavant est prévu, ce qui est positif, même si on en saura l'ampleur réelle que dans quelques mois.

En conclusion, sur les 8 projets cités, seuls 3 d’entre eux sont des innovations introduites par le nouveau pouvoir municipal, tandis que 5 sont la continuation ou l’exécution de nos propres projets. Comme l’affiche omet ces informations, il m’a paru utile d’apporter ces précisions…

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Ce dollar trop faible qui nous menace

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Parallèlement aux visites que j’effectue sur le terrain, dans les quartiers, à la rencontre des Toulousains, je déjeune plusieurs fois par mois avec des acteurs de la vie économique locale, connus ou inconnus, importants ou plus modestes. Je peux ainsi alimenter ma réflexion sur notre agglomération, ses atouts à développer et ses handicaps à surmonter, son présent et son avenir.

Il y a peu, j’échangeais, pendant une paire d’heures, avec des professionnels des ressources humaines, du placement et de la recherche de cadres. Ce sont de bons baromètres de l’activité et de la santé des entreprises. Ils ont attiré mon attention sur un problème dont j’ai souvent parlé ces dernières années, depuis la mise en œuvre du plan « Power 8 » à Airbus, l’excessive faiblesse du dollar, et sa conséquence toulousaine : la fragilisation croissante des entreprises sous-traitantes du grand avionneur.

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L’industrie toulousaine et le développement durable

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La mentalité française, peu portée sur l’économie, n’est pas riche d’une forte culture industrielle. On sait pourquoi : comme nous étions plutôt limités en mines de charbon, contrairement à l’Angleterre ou l’Allemagne, pour ne prendre que les deux principaux contre-exemples en Europe, notre révolution industrielle fut plus tardive, et son impact moindre, de la fin du XVIIIème siècle à nos jours. L’image de l’industrie est donc plus médiocre chez nous, et, lorsqu’on précise notre regard sur l’industrie chimique, le préjugé s’avère nettement négatif, et ce n’est bien sûr pas à Toulouse qu’il en va autrement !

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Où en est le projet du Parc des Expositions ?

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Le Parc des Expositions de Toulouse est trop petit, et les congrès internationaux les plus importants, ceux dont les retombées économiques sont majeures pour les villes d’accueil, vont ailleurs. C’est d’autant plus dommage que ce secteur économique est en plein essor.

Aussi, il y a deux ans, j’avais réuni toutes les collectivités locales concernées pour avancer ensemble sur un ambitieux projet de déménagement et d’agrandissement. Mon intention était de transformer ensuite l’ile du Ramier libérée du Parc en un vaste jardin public, dans le cadre de mon grand projet d’aménagement piétonnier de tous les bords de Garonne dans Toulouse.

Pierre Izard, pour le Conseil général, Martin Malvy, pour la Région, François Chollet, pour le Grand Toulouse et Claude Terrazzoni, pour la Chambre de commerce et moi-même avions convergé ; un consensus politique pour un projet d’importance économique majeure, c’est important. J’avais fait évoluer la position traditionnelle de la Mairie de Toulouse, en acceptant que le Parc quitte le territoire communal, à condition qu’il soit desservi par le métro ou le tramway, car je ne voulais pas priver les Toulousains d’un accès rapide et de qualité aux manifestations organisées au Parc tout au long de l’année.

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