Que va devenir la Zone Franche Urbaine à Toulouse ? 19 janvier
En 2004, en collaboration avec l’Etat, nous avions créé une zone franche urbaine (ZFU) destinée à impulser une revitalisation économique des quartiers les plus touchés à la fois par le chômage et par la catastrophe d’AZF. Les quartiers de Bagatelle, Fontaine-Lestang, Bordelongue, Le Chapitre, La Faourette, Lafourguette, La Reynerie, Le Mirail -Université et Bellefontaine constituent une vaste zone de 660 hectares, au sein de laquelle toute entreprise qui s’y implante est exonérée un temps des charges, à condition que, parmi les emplois créés, un sur trois soit occupé par une personne habitant un quartier « en difficulté » (en ZUS). Bilan : en 6 ans, 4 430 embauches y ont été réalisées, dont 1 515 résidents de ZUS, soit un pourcentage appréciable de 34%. Quand on sait que le taux de chômage des quartiers en question est le double de la moyenne nationale, on mesure l’utilité de la démarche ZFU.
La municipalité actuelle n’aime pas le principe même de la ZFU, et l’idée d’alléger le budget des entreprises la hérisse, même pour favoriser l’accès à l’emploi de personnes défavorisées. Cette hostilité rejoint la réticence plus générale qu’elle éprouve vis-à-vis de l’économie, et son incapacité à concevoir une vision, claire et stratégique, du développement économique de notre agglomération. N’étant plus portée politiquement, notre ZFU stagne, la Mairie ayant même décidé de fermer l’espace ZFU, qui accueille les porteurs de projets désireux de venir dans le secteur ! Pourtant, la ZFU est conçue pour durer jusqu’à la fin 2011…
J’admets que la ZFU n’est pas une réponse à tous les problèmes et qu’une évaluation était nécessaire, mais que propose la municipalité à la place ? Rien à l’heure où j’écris ces lignes… Dénigrer et démolir, c’est facile, mais à condition de faire mieux et autrement. Dommage pour Toulouse, les quartiers et les populations concernées.











