Où en est le projet du Parc des Expositions ?

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Le Parc des Expositions de Toulouse est trop petit, et les congrès internationaux les plus importants, ceux dont les retombées économiques sont majeures pour les villes d’accueil, vont ailleurs. C’est d’autant plus dommage que ce secteur économique est en plein essor.

Aussi, il y a deux ans, j’avais réuni toutes les collectivités locales concernées pour avancer ensemble sur un ambitieux projet de déménagement et d’agrandissement. Mon intention était de transformer ensuite l’ile du Ramier libérée du Parc en un vaste jardin public, dans le cadre de mon grand projet d’aménagement piétonnier de tous les bords de Garonne dans Toulouse.

Pierre Izard, pour le Conseil général, Martin Malvy, pour la Région, François Chollet, pour le Grand Toulouse et Claude Terrazzoni, pour la Chambre de commerce et moi-même avions convergé ; un consensus politique pour un projet d’importance économique majeure, c’est important. J’avais fait évoluer la position traditionnelle de la Mairie de Toulouse, en acceptant que le Parc quitte le territoire communal, à condition qu’il soit desservi par le métro ou le tramway, car je ne voulais pas priver les Toulousains d’un accès rapide et de qualité aux manifestations organisées au Parc tout au long de l’année.

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Aerospace Campus, Toulouse prend du retard…

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Notre projet pour Montaudran et… la situation actuelle…

A Montaudran, sur les terrains de l’ancienne piste d’Air France désaffectée depuis des années, nous avions prévu un formidable projet combinant recherche, enseignement supérieur et création d’emplois de pointe dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués. Ce projet, labellisé pôle de compétitivité mondial en juillet 2005, est la vitrine d’Aérospace Valley, la démarche d’excellence qui permet à Aquitaine et à Midi-Pyrénées de maintenir leur avance et leur excellence dans les trois domaines concernés, grâce à des actions de soutien à l’innovation et à la création.

Trois mille emplois doivent voir le jour là, formidable encouragement à la recherche toulousaine, tandis que des centaines d’étudiants de haut niveau vont venir y parfaire leur cursus supérieur. En janvier 2008, nous avions présenté le projet et l’aménagement du site, d’un style architectural d’avant-garde, comportant une tour qui avait fait jaser, pour qu’ambition économique et ambition architecturale se rejoignent enfin à Toulouse.

Après le changement municipal, Pierre Cohen, non sans sagesse, avait fait savoir qu’il confirmait le projet et l’équipe pressentie pour l’aménagement du site. A une exception près : la tour, ajournée. Pourquoi pas après tout ? On peut l’imaginer dans une deuxième phase, en fonction des nécessités. Cette prise de position avait provoqué un soulagement après la campagne électorale où, lors d’un débat télévisé qui m’avait opposé à lui, il avait critiqué ce que nous préparions… sans rien proposer à la place.

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Euro 2016, l’opportunité d’une ambition pour le Stadium

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Dans quelques mois, notre pays bouclera son dossier de candidature à l’organisation de l’Euro 2016. Il devra être très solide, car une rude concurrence s’annonce, avec l'Italie, la Turquie et la Norvège, pour savoir quel sera le pays d’accueil ; nous n’avons pas droit à l’approximation, et chacune des 9 villes françaises sélectionnées devra offrir un stade d’au moins 30 000 places, rénové aux normes de l’UEFA (l’Union européenne des associations de football). Certaines villes comme Lyon, Nice, Lille, Bordeaux qui ont des projets de construction de nouveaux stades, sont sûres d’être retenues. Six autres villes, outre le Stade de France, se sont positionnées clairement, avec des projets de modernisation et d’agrandissement de leur stade actuel : Marseille, Lens, Saint-Etienne, Nancy, Strasbourg, Rennes.

On en est donc déjà au-delà du chiffre de 9 villes… Et Toulouse, dans tout cela, que fait-elle ? Elle semble tergiverser… Pourtant, il y a là, je crois, une belle occasion à ne pas manquer. Certes, cela nécessite une rénovation du Stadium, dont la mise aux normes des 35 800 places actuelles entrainerait la disparition de 6 000 d’entre elles. Une telle adaptation, minimale, serait insuffisante pour mettre Toulouse en position de force vis-à-vis des autres villes de notre pays, et nous pourrions rester au bord du chemin. Alors, pourquoi ne pas prendre le parti de l’audace, avec un projet qui porterait à 45 000 places la capacité de notre Stadium ? Un tel projet pour notre Stadium rejoindrait un autre projet de taille, celui du déménagement du Parc des expositions, ce qui permettrait, comme je l'avais proposé, de créer sur l'Ile du Ramier un véritable espace vert sur lequel des animations pourraient avoir lieu en 2016.

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Une ambition pour Francazal

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Le 1er septembre dernier, la base aérienne militaire de Francazal a fermé, dans le cadre de la réorganisation drastique de notre armée de l’air. La question est posée : que vont devenir les 290 hectares, la piste d’envol et les vastes hangars (150 000 m2), auquel on peut ajouter les 50 hectares du terrain voisin « Ecopôle », soit 340 hectares ? A moins de 10 kilomètres du Capitole, il s’agit d’une opportunité foncière d’une rare ampleur ! Excepté le maire de Cugnaux, on entend peu les élus locaux majeurs s’exprimer sur ce sujet pourtant stratégique…

On pourrait, bien sûr, y projeter une immense zone d’habitat, mais la priorité de notre agglomération n’est-elle pas de créer de la richesse, ne serait-ce que pour financer des investissements et infrastructures utiles pour l’avenir ? C’est pourquoi, je propose que Francazal retrouve sa vocation d’origine, et soit transformée en plateforme industrielle dédiée à principalement à l’aéronautique civile.

De nombreuses activités y sont possibles :

- maintien du Groupement parachutiste et des avions de transport aéroporté qui y sont attachés (aujourd’hui les Transall, demain l’A400 M)

- développement de la maintenance d’hélicoptères civils et militaires

- transfert d’entreprises de maintenance aéronautique générale aujourd’hui à l’étroit à Blagnac et Colomiers

- transfert de l’aérodrome d’affaires « Blagnac 1 », dans le cadre d’un plan de développement de cette activité étrangement sous-dimensionnée ici

- transfert des écoles de pilotage des grandes écoles (ISAE, Sup Aéro) aujourd’hui très contraintes à Lasbordes

- développement du pôle météo toulousain, qui a besoin d’une piste

- et pourquoi pas l’organisation d’un meeting aérien annuel, spectacle populaire qui manque à Toulouse depuis plus de 10 ans ?

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Pour la création d’un Conseil de la vie économique

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Toulouse s’est dotée, depuis un an et demi, de multiples conseils, censés faire mieux entendre la voix des citoyens auprès des Elus et destinés à devenir des espaces de débats et de concertation, permettant de préparer des décisions municipales plus pertinentes. Aux conseils de quartiers et au Conseil municipal des Enfants que nous avions créés lors du mandat précédent, se sont ajoutés d’autres instances de conseil dans des domaines très variés : secteurs géographiques regroupant plusieurs quartiers, séniors, étudiants, sport, résidents étrangers, arts et culture, commerce et artisanat.

Tout cela me parait positif a priori, et j’espère que, lorsque nous ferons le bilan de leur activité, dans quelques années, nous constaterons une efficacité réelle et significative, ayant apporté de vraies améliorations. Cependant, s’il est un point commun à toutes ces sympathiques instances, c’est qu’elles vont amener des idées, des projets nouveaux, et par conséquent des dépenses supplémentaires pour la collectivité, et donc, indirectement, pour le contribuable toulousain ; souhaitons que tout cela soit utile. Je doute que ces conseils recommandent des économies ou l’abandon d’actions qui se font…

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