Bagatelle-Faourette, nouvel espace enfance/famille

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C’est un très bel équipement qui vient d’être inauguré avenue Henri Desbals, à la jonction de deux quartiers de l’ouest de notre ville, Bagatelle et La Faourette. De capacité imposante, il apporte un service social, supplémentaire et de qualité, aux habitants du secteur : crèche, halte-garderie, ludothèque, actions d’accueil et de soutien dédiés à la petite enfance et à la famille. Avec la construction de logements en cours un peu plus loin, ce centre achève la mue de l’avenue, dont la physionomie a été totalement changée et revalorisée ces dernières années, grâce à l’implantation du centre culturel-maison de quartier, de la bibliothèque, du centre commercial, et de plusieurs programmes de logements. Cet espace, nous l’avions programmé dans le cadre du GPV, le fameux Grand Projet de Ville, et je suis heureux de le voir aboutir.

Jean-Pierre Lloret, ancien conseiller général et maire délégué du quartier, qui avait été un des promoteurs de ce projet avec Françoise de Veyrinas, était présent à mes côtés lors de la cérémonie ; pris par ailleurs, notre Député-Maire avait envoyé une adjointe pour le représenter. Cette réalisation est un démenti de plus, apporté à ceux qui avaient, en fait pour des raisons politiques, dénigré le GPV, en l’accusant de n’être qu’un « plan de béton ». On voit, ici encore, que la dimension sociale et les services rendus aux personnes sont bien présents dans le projet. Près de 2 ans après le changement au Capitole, notre équipe municipale est donc toujours concrètement utile à Toulouse et aux Toulousains, et c’est ce que j’ai ressenti, avec plaisir, en étant chaleureusement accueilli par les nombreux habitants du quartier présents à l’inauguration.

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Prix de l’eau à Toulouse [3] : et la qualité de l’eau ?

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La question mérite d’être posée après l’annonce spectaculaire faite par mon successeur d’une prochaine baisse du prix de l’eau. Cette baisse, quoique marginale, puisqu’elle ne  va représenter que 21 centimes par mètre cube, cache-t-elle la renonciation à un ambitieux programme de travaux supplémentaires, visant à améliorer la qualité de l’eau que l’on boit à Toulouse et à accentuer le caractère écologique de son traitement ?

Je le crains, car, lorsque j’avais enclenché le processus de négociation pour faire baisser le prix de l’eau des Toulousains, en 2007, l’entreprise partenaire, chargée de traiter l’eau, Véolia, m’avait proposé, dans ce double but, trois séries d’investissements :

- le traitement écologique des boues, c'est-à-dire du rejet des matières extraites après filtrage,

- l’emploi du charbon actif en grains, afin de purifier davantage l’eau de Garonne des matières organiques, surtout après les orages, une fois qu’elle est passée par les filtres à sable actuels,

- la mise en place de membranes, pour apurer davantage l’eau déjà affinée.

Tout cela est certes bien technique, mais chacun comprend l’enjeu de qualité en cause. Or, il semble que la municipalité actuelle, dans sa négociation, n’ait accepté que la première de ces 3 pistes d’action. Sans doute parce qu’elle préfère privilégier le bénéfice politique, qu’elle espère engranger, du gros effet d’annonce (-25%) de la petite baisse  (-6%) qui va se produire en réalité… Les Toulousains, au final, seront-ils gagnants de cette opération, avant tout politique ? Poser la question, c’est commencer à y répondre…

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Prix de l’eau à Toulouse [2] : pourquoi pas de baisse plus tôt ?

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C’est la question qui a été posée lors du récent débat sur l’eau au Conseil municipal. Le contrat liant la Mairie et l’entreprise professionnelle prestataire, Véolia, a démarré en 1990, avec une durée de 30 ans, soit jusqu’en 2020. A l’époque, il y a eu simple reprise du tarif général antérieur au contrat, quand l’eau était un service municipal comme un autre, c’est à dire une régie. Dès le départ, la municipalité de Dominique Baudis a défini un vaste programme d’investissements, à la charge de l’entreprise, pour améliorer la qualité de l’eau et moderniser toutes les installations, dans une optique de développement durable, à une époque où cela n’était point à la mode.

Les usines d’épuration ont été mises aux normes, sans cesse plus contraignantes et plus coûteuses, faisant aujourd’hui de Toulouse une des grandes villes de France les plus en pointe en cette matière, avec des indices de performance qualitative supérieurs au niveau règlementaire exigé. C’est ainsi que, d’ici 2 ans, sera achevée une opération de longue haleine, le remplacement de tous les branchements en plomb de la ville (Plus de 50 000 branchements auront ainsi été remplacés par le concessionnaire). C’est ainsi, également, que la déperdition de l’eau est inférieure à 8% à Toulouse, quand elle s’élève en moyenne à 30% dans le bassin Adour-Garonne et à 20% en milieu urbain. Tout cela a bien sûr un coût, évidement lourd. Au total, depuis le début du contrat, 33 millions  d’euros ont été investis sur le service de l’eau. De plus, Veolia a pris a sa charge le remboursement de 94 millions d’euros d’emprunts contractés par la Mairie pour le service de l’eau avant 1990.

C’est pourquoi, pendant les 20 premières années du contrat, Véolia a plutôt perdu de l’argent, faisant, en quelque sorte, une avance financière que le contribuable-consommateur aurait eu à régler en totalité sinon. Ce n’est que depuis 2009 que les comptes s’équilibrent. C’est ce que montre l’audit des flux financiers du contrat Ville-Véolia, réalisé à la demande de mon successeur, analysant ce que Véolia a encaissé et décaissé depuis 1990. Si on prend en considération les frais financiers, il faut même attendre 2016 pour que se dégage une rentabilité.

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Prix de l’eau à Toulouse : une baisse en trompe l’oeil !

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C’est extraordinaire ! C’est super ! L’eau va baisser de 25% à Toulouse !

Au-delà de ce qui est annoncé par mon successeur, à grands renforts de communication, examinons posément et concrètement la réalité. Seule la fourniture de l’eau est concernée par cette baisse. Or, la facture de l’eau se décompose en 3 parties : la fourniture de l’eau donc, mais aussi l’assainissement et les taxes de l’Agence de l’eau.

A Toulouse, le prix du mètre cube payé par l’usager est, au total, de 3,37 euros.

A l’intérieur de ce prix, la fourniture de l’eau intervient pour 1,35 euros. La baisse de 25% ne va donc intervenir que sur cette partie. En réalité donc, sur votre facture, seuls 21 centimes seront économisés ; ce qui ramène à 6% la mirifique baisse annoncée !

Mais ce que l’actuelle communication tapageuse ne vous dit pas, c’est que les taxes de l’Agence de l’eau, que vous payez, vont, elles, augmenter, non par volonté des professionnels de l’eau du secteur privé, mais par décision des Elus pour faire face à la directive européenne relative au bon état écologique des eaux, applicable en 2015. Et ces derniers n’y vont pas de main morte, puisqu’on annonce une hausse de 30% pour les 3 ans à venir !

Cela, Mr Cohen et ses amis ne vous le disent pas !

Quant à la partie assainissement de la facture de l’eau, elle ne baisse pas puisque la continuation de lourds investissements est nécessaire ces prochaines années, qu’il faudra bien payer!

Cela, Mr Cohen et ses amis ne vous le disent pas non plus…

On aura donc une toute petite baisse, qui ne soulagera pratiquement pas le budget des ménages : vous la verrez à peine passer sur votre facture d’eau. Et puis, le peu en question sera, de toute façon, effacé par l’augmentation de près de 5% de la taxe foncière et de la taxe d’habitation communales, dès l’automne 2010.

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Que va devenir la Zone Franche Urbaine à Toulouse ?

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En 2004, en collaboration avec l’Etat, nous avions créé une zone franche urbaine (ZFU) destinée à impulser une revitalisation économique des quartiers les plus touchés à la fois par le chômage et par la catastrophe d’AZF. Les quartiers de Bagatelle, Fontaine-Lestang, Bordelongue, Le Chapitre, La Faourette, Lafourguette, La Reynerie, Le Mirail -Université et Bellefontaine constituent une vaste zone de 660 hectares, au sein de laquelle toute entreprise qui s’y implante est exonérée un temps des charges, à condition que, parmi les emplois créés, un sur trois soit occupé par une personne habitant un quartier « en difficulté » (en ZUS). Bilan : en 6 ans, 4 430 embauches y ont été réalisées, dont 1 515 résidents de ZUS, soit un pourcentage appréciable de 34%. Quand on sait que le taux de chômage des quartiers en question est le double de la moyenne nationale, on mesure l’utilité de la démarche ZFU.

La municipalité actuelle n’aime pas le principe même de la ZFU, et l’idée d’alléger le budget des entreprises la hérisse, même pour favoriser l’accès à l’emploi de personnes défavorisées. Cette hostilité rejoint la réticence plus générale qu’elle éprouve vis-à-vis de l’économie, et son incapacité à concevoir une vision, claire et stratégique, du développement économique de notre agglomération. N’étant plus portée politiquement, notre ZFU stagne, la Mairie ayant même décidé de fermer l’espace ZFU, qui accueille les porteurs de projets désireux de venir dans le secteur ! Pourtant, la ZFU est conçue pour durer jusqu’à la fin 2011…

J’admets que la ZFU n’est pas une réponse à tous les problèmes et qu’une évaluation était nécessaire, mais que propose la municipalité à la place ? Rien à l’heure où j’écris ces lignes… Dénigrer et démolir, c’est facile, mais à condition de faire mieux et autrement. Dommage pour Toulouse, les quartiers et les populations concernées.

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