ZAC Niel, pourquoi attendre encore ? 17 octobre
Voici plusieurs années, comme adjoint à l’urbanisme, puis comme Maire de Toulouse, j’avais travaillé sur un beau sujet d’urbanisme : la reconversion de la caserne Niel, vendue par l’armée pour cause de fin du service militaire. La concertation avec le quartier avait été longue et difficile, en particulier en raison de la politisation du comité de quartier, dirigé par une personnalité du Parti Socialiste. Finalement, nous étions arrivés à un beau projet, à multiples facettes.
Sur les 8 hectares de ce morceau du quartier Saint-Agne coincé entre le quartier d’Empalot, le périphérique et la voie ferrée, nous avions prévu des logements, un parc public de 2 hectares, une maison de retraite, un pôle emploi du Conseil général, le siège du Rectorat, la Maison des Associations et une crèche. Les logements, au nombre de 550, se répartissaient de façon très mixte : 50% en accession à la propriété, 30% en social, 10% pour les étudiants et 10% en locatif classique. A la fin du mandat municipal précédent, les deux-tiers de la Maison des Associations étaient en service et la crèche bien avancée.
Depuis 18 mois, mon successeur a bloqué le projet, au motif d’améliorer la liaison entre cette opération et le quartier d’Empalot. Qu’il veuille cette modification est légitime, mais il s’agit d’une simple retouche qui ne justifie en rien l’immobilisme qui s’est installé. D’autant que Pierre Cohen connaît bien le secteur, puisqu’il en est le Député depuis plus de 12 ans !
Un chantier décousu pour la Rue Alsace 4 octobre
Après avoir écrit un billet ici à ce sujet, j’ai proposé au Conseil Municipal du 25 septembre dernier d’effectuer en une seule fois, d’Esquirol à Jeanne d’Arc, les travaux d’aménagement définitif de la rue. Alors que les matériaux et revêtements provisoires mis en place il y a 2 ans se dégradent, puisqu’ils n’étaient faits pour durer que jusqu’à l’été 2009, je crains que repousser à une date indéterminée le traitement définitif du tronçon compris entre la rue Lafayette et Jeanne d’Arc, ne soit préjudiciable à cette partie haute de la rue.
Pierre Cohen et son adjoint à l'urbanisme m’ont répondu que cette partie de la rue nécessitait une réflexion particulière dans le cadre plus vaste de l’évolution du centre-ville, et la Majorité municipale a donc voté contre ma proposition. On verra ce que donnera la concertation autour du projet qui sera présenté, dans quelques mois, par la municipalité pour la seule portion Esquirol- Rue Lafayette, et si les commerçants concernés de la tranche délaissée s’accommodent ou pas d’une méthode qui me parait étrange. En attendant, de ce côté-là, le provisoire qui se délabre risque de durer…
Rue Alsace : Pour un aménagement définitif et complet 25 septembre
J’ai déjà parlé ici de l’aménagement de la Rue Alsace-Lorraine, en expliquant une nouvelle fois notre démarche, ses raisons et ses modalités, en insistant sur le caractère provisoire de ce que nous avions fait, en rappelant le concours d’urbanisme que nous avions lancé pour son aménagement définitif avec des matériaux nobles, en regrettant que mon successeur ait annulé ce concours, provoquant ainsi une perte de temps et d’argent ; vous pouvez lire ou relire à ce sujet mon billet en cliquant ici.
L’annulation de notre concours a empêché ce que nous avions prévu : le début des travaux définitifs à partir de l’été 2009. Résultat : tout se dégrade ! Le Député-Maire en a pris conscience et a lancé un deuxième concours d’urbanisme qui va bientôt déboucher sur le choix d’une des trois équipes en lice et d’un projet. Or, j’ai lu, dans une lettre officielle de la Mairie, qu’il serait question de scinder en deux temps l’opération, une première partie de la rue, entre Esquirol et la rue Lafayette étant aménagée pour 2012, et la partie comprise entre la rue Lafayette et le débouché sur le boulevard et la place Jeanne d’Arc plus tard !








